Jean Pierre Girard présente Notre disparition comme une sorte de work in progress. Le recueil témoigne d’un moment dans l’évolution de textes d’abord conçus pour s’associer à une exposition de photographies d’Ève Cadieux, Côte à côte, puis ayant constitué la partie littéraire de l’exposition Œil pour dent, en France, au côté des œuvres du dessinateur français Benjamin Bozonnet. Quelques-unes de leurs œuvres illustrent le recueil. Ainsi : «Ce livre, ce recueil est le messager, le trait d’union [vers une] nouvelle facette de l’œuvre», indique Girard.

Le recueil de prose poétique est constitué de deux parties dont la première reprend le titre. Il présente le récit intime d’un amour tel que narré par la voix d’une femme s’adressant à l’homme qu’elle aime. 

Je voudrais nous réparer, mon amour, affirmer notre demain, et je suis consciente du caractère cinglant de mon vœu, je suis une branche de saule, et immergée dans notre eau je déploie des tentacules qui sortent de moi, à ma grande surprise je pousse.

La seconde partie de l’œuvre intitulée Elle, même, soutenue par un effet de mise en scène, poursuit la narration à travers d’autres voix qui approfondissent le thème du lien sentimental et filial : 

N’éprouvez-vous pas, tous deux, ce qu’il faut exactement de compassion, pour simplement accepter, et ensuite, simplement aimer, puis simplement disparaitre ?

Notre disparition
Écrits des Forges, 2011, 76 pages
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