Rédigé sous forme de fragments et de courts essais, Le Tremblé du sens parle de la singularité de la voix et de la nécessité de l’invention pour quiconque cherche à « conférer une forme » à ce qu’il perçoit de l’existence.


Qui que nous soyons, nous posons les yeux sur un évènement, une attitude, un geste ; nous entendons une réplique, un discours, une déclaration d’amour ; nous nous rappelons une phrase, un regard, un silence. Dès lors la machine intime est en marche. Nous déduisons, nous interprétons, nous faisons des liens, des amalgames – avec prudence ou pas, c’est selon. Mais nous construisons du sens. Nous sommes des lecteurs : un peu Dieu. Le tremblé du sens met en lumière la façon dont notre propre vitalité, notre rigueur et notre éthique trouvent un terrain à leur mesure, dans le devoir que nous possédons d’inventer quotidiennement notre existence, sans charger les autres d’une responsabilité qui nous incombe.


Véritable témoin des enjeux multiples liés à la création littéraire pour Jean Pierre Girard, Le tremblé du sens a été rédigé en grande partie pendant l’écriture de son premier roman, Les Inventés, dont il constitue littéralement l’apostille.

Le tremblé du sens
VLB éditeur, 2005 [1re éd. 2003], 150 pages
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