C’est à un tour du Québec très intimiste qu’Aurélie et Jean Pierre Girard nous convient dans L’Est en West. D’abord parues sous la forme de papiers hebdomadaires (Le Devoir, 2001), puis en livre (QA, collection Mains libres, 2002), ces chroniques de voyage sont portées par une écriture tendre, nerveuse, mais ironique aussi ; elles nous permettent de rencontrer au fil de la route quelques-uns de ces Anges qui habitent la province, le silence éloquent des axes moins fréquentés, et l’attachement que peuvent éprouver l’un pour l’autre un père et sa fille.


Une trajectoire à la fois maîtrisée et ouverte aux imprévus (en Westfalia, l’imprévu est ce à quoi on s’attend, à l’image de l’écriture elle-même, sans doute), qui nous suggère de sortir et d’aller vers le monde, dans la responsabilité individuelle que nous avons tous d’appeler la joie.


Lire les pages de L’Est en West pour la première fois, en plein hiver, est un petit bonheur qui se déguste lentement, en rêvant à ce que l’été prochain pourrait être.


Catherine Morency, Le Devoir

L’Est en West
Québec Amérique, 2o11 [1re éd. 2002], 192 pages.
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